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outreaching program

Where the ends meet

2013. 11. 28 - 2014. 01. 05

Galerie Houg Art Contemporain, Lyon (43 Rue Auguste Comt 69002 lyon)
 
Commisaire d'exposition Heejin KIM
 
Young Min MOON
MaC
siren eun young jung
Sangdon KIM
Yangachi
RHO Jae Oon


L’exposition présente une vingtaine d’oeuvres des 6 artistes contemporains coréens les plus actifs à ce jour, en Corée et à l’étranger. Ces oeuvres sont nées des interrogations portées sur la civilisation matérialiste moderne et la sagesse humaine, rapport brutalement remis en lumière après la catastrophe de Fukushima, ainsi que d’une remise en question de la conscience sociale sur la situation géopolitique dans laquelle la Corée se trouve actuellement. L’art coréen, doté d’un caractère original, occupe une place particulière dans le paysage artistique est-asiatique. Alors que d’ordinaire les arts du continent asiatique se reflètent par un mélange des liens étroits qu’ils possèdent avec la tradition et de l’essence des sociétés contemporaines, la Corée, de par le conflit idéologique qui la divise depuis les années 50, puise dans la politique moderne une inspiration majeure, véritable source de création artistique. Surtout ce pays où coexistent le paradigme idéologique du siècle dernier et la haute technologie du futur, l’idéalisme féodal et l’industrie globale de hallyu*, la course à la vitesse et la division territoriale, la mémoire du colonialisme et la modernisation hâtive pourrait être considéré comme l’un des carrefours où se font face d’une manière extrême tous les désirs humains fondamentaux. 

 

A cela s’ajoute une réflexion sur l’orgueil de la civilisation humaine et la fausse conscience de l’homme, réflexion faite par les témoins de cette catastrophe nucléaire et du désastre naturel qui a bouleversé terre et mer. Leur pensée sur la civilisation matérialiste parvient à convoquer les valeurs morales essentielles, certes ternies dans le monde moderne, mais qui subsistent en tant que formes et icônes. Ces artistes redécouvrent les signes et symboles moraux dans la vie quotidienne contemporaine et les reconstruisent dans un contexte nouveau. 

 

Qu’est-ce que le respect ? Qu’est-ce que la sublimité de la nature qui peut provoquer jusqu’à l’oubli de soi ? Quelle illumination métaphysique apporte sur notre quotidien la vie et la mort ? Que sont l’élégance et la justice ? Dans leurs oeuvres, nous pourrons découvrir ces pensées philosophiques et anthropologiques, intrinsèquement liées à notre réalité. 

 

Bien que cette exploration de l’art contemporain coréen puisse paraître comme un idéalisme métaphysique, du point de vue plastique, il garde cependant sa vitalité et sa jovialité, de par son ironie, son imagination auto-référentielle excentrique et sa conscience dynamique de la réalité : re-fabriquer les symboles mythiques à partir des matériaux quotidiens, redécouvrir le merveilleux de la nature par l’intermédiaire du cinéma, ou encore réapprendre la posture héroïque dans une répétition théâtrale. Si la dimension conceptuelle des oeuvres se développe d’une manière complexe dans une structure fléchie à plusieurs plis, au niveau plastique, l’ «idée » métaphysique et le quotidien concret se confrontent d’une manière « funky » et tangible. Tout en se basant sur l’attitude éthique qui permet de redécouvrir les nobles valeurs morales, elles font preuve de franchise anti-autoritaire en se permettant l’audace de les exprimer dans une grammaire quotidienne, dans un système de pensée original qui articule corps-sensation-média-quotidien d’une façon synthétique. 

 

* La Hallyu est une vague culturelle d’origine sud-coréenne. Elle fut tout particulièrement connue en Chine à partir du début des années 1990. Leterme fut popularisé par les médias de Pékin en référence à la rapidité de diffusion de la culture sud-coréenne du divertissement. Que ce soit au niveaunational ou supra-national, les téléséries sud-coréennes abordent généralement des thèmes universels tels l’amour, la famille ou la piété filiale dansun contexte de chamboulement technologiques et de valeurs. Le recours à la violence et les références à la sexualité y sont généralement très limitées.

 

Curatée par Mme Heejin KIM (Director of Art Space Pool)


Museum as hub

22 May 2013 – 07 July 2013
New Museum, New York
 
Art Space Pool is pleased to share the exhibition of Museum as Hub “After-after Tears”. It is on its website. All texts and images are furnished by Museum as Hub at New Museum with their friendly support.
 
 
Conceived by Center for Historical Reenactments (CHR), a Johannesburg-based collaborative art platform for research and discussion, “After-after Tears” explores a moment that follows the group’s decision to stage an institutional suicide on December 12, 2012.
 
This act marked a conclusion to CHR’s philosophical program of conversations, screenings, public interventions, and performances, which although originally flexible eventually became an entrenched, recognizable form. CHR’s death foregrounds their intention to not simply conclude a single phase but rather to re-evaluate larger institutional functions and time frames that could enable a different existence.
 
The title references terminology relating to after-burial gatherings that are a popular youth culture in postapartheid townships. This trend—also known as “Wie sien ons?” (Afrikaans for “Who is seeing us?”)—becomes a fitting frame for a project that explores commemoration, and more specifically, the cultural performances and rituals around death—whether that of a person, institution, or era. Working in Johannesburg and other international contexts, CHR also employs the question of “Wie sien ons?” in order to consider who, how, and to what ends their project has been or will be seen. Leveraging the platform of the New Museum, CHR examines how its own death may afford its members greater visibility and instigate a new way of inhabiting institutions, one perhaps akin to haunting.
 
“After-after Tears” also includes works by guest contributors in dialogue with CHR’s objectives and motivations. Artist Zanele Muholi’s CHR-commissioned photographIzidwedwe as part of Insila Yomuntu (after Pistoletto) (2010) conjoins a twenty-first-century goods economy with a Western art historical canon that extends back to antiquity. The video Veejays: The Movie (2010), by anthropologists and filmmakers Sandra Gross and Andrés Carvajal, captures the veejay scene in Dar es Salaam in Tanzania, where pirated Hollywood, Bollywood, and Nollywood films are reinterpreted into Kiswahili before a live audience. For CHR, acts such as veejaying demonstrate a process of translation in which any “original” is reassessed to lay groundwork for understanding. In this spirit, CHR re-engages its own original projects specifically for this presentation in New York. References to a site under construction, a street, school desks, and various “windows” out to the world extend art’s capacity to support other ways of living and looking now.
 
“After-after Tears” is conceived by CHR members Donna Kukama, Gabi Ngcobo, and Kemang Wa Lehulere, with Mbali Khoza and is designed by architect Daniel Lyonga. The project is organized by Ryan Inouye, Assistant Curator, Museum as Hub.

Ggool pool

Date : Oct. 12. Fri. ~ Dec. 2. 2012. Sun.
Opening : Oct. 12. 6pm Complex Cultural Facility Ccuull & Ccuullpool (map)
Opening performance : Oct. 12. 5pm, around Itaewon  
 
Inquiry : Complex Cultural Facility Ccuull 070-4127-6468
                Art Space Pool 02) 396-4805
 
<Super Position – Counter festival about Art, Love, Money, and Habitat>twelfth position paper MaC
 
 
 
Opening performance link (recorded by Cheongjin Keem) : https://vimeo.com/51729425
110-803 Jongno-gu, Googi-dong 56-13, Seoul, Korea I tel +82 2 396 4805 fax +82 2 396 9636 | altpool@altpool.org | © art space pool, seoul
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